A Gabriel Monod, En Souvenir De Son Enseignement – École Pratique Des Hautes Études (1868-1905), École Normale… par Jacques Le Rider

Malwida von Meysenbug (1816-1903)
par Jacques Le Rider

Etonnant destin que celui de Malwida von Meysenbug (1816-1903), mêlée aux grands débats de son siècle et liée à des personnalités exceptionnelles tout au long de sa vie. Cette biographie est l’occasion de découvrir cette traversée du XIXe siècle hors du commun, au carrefour de plusieurs univers. De nombreuses rencontres ponctuent cette existence, où apparaissent révolutionnaires, féministes, artistes, écrivains et philosophes, parmi lesquels Nietzsche à qui elle présentera Lou von Salomé, Wagner, Romain Rolland, mais aussi Mazzini, Louis Blanc, Alexandre Herzen, qui lui confiera l’éducation de ses filles Nathalie et Olga (la future Olga Monod) et finira par la considérer comme leur mère adoptive. Malwida von Meysenbug est l’auteur d’une des plus belles auto-biographies du XIXe siècle (Mémoires d’une idéaliste et Le Soir de ma vie) et son œuvre de romancière et d’essayiste mérite d’être revisitée. Elle est entrée dans l’histoire comme une pionnière du féminisme, une authentique Européenne et une intellectuelle engagée. D’abord en 1848, à Francfort, puis à la fin de sa vie dans le camp dreyfusard. Nourrie de culture allemande, établie à Londres pendant une décennie dans le milieu cosmopolite des exilés politiques, puis installée à Florence et à Rome durant ses trente dernières années, passant plusieurs mois par an à Paris et à Versailles, chez les Monod, Malwida von Meysenbug fut l’incarnation d’une identité culturelle véritablement supranationale en un temps déchiré par les nationalismes. Jacques Le Rider nous invite à suivre cet extraordinaire parcours, encore trop mal connu.

Catégorie